Episode Transcript
[00:00:09] Speaker A: Bienvenue à la radio mobile des collines de Kédougou. Aujourd'hui, nous recevons une émission spéciale, Vision d'indifelo de façon générale. Et dans un instant, nous allons procéder à la présentation des participants.
[00:00:30] Speaker B: Bonjour.
[00:00:32] Speaker A: À ma gauche, c'est Abdurrahman Diallo. Abdourahman, qui êtes vous ? Est ce que vous pouvez vous présenter ? Pour les auditeurs de Radio mobile des.
[00:00:40] Speaker C: Collines, c'est Abdoulrahman Diallo, étudiant au département de géographie Alicad, l'université CH.
[00:00:47] Speaker B: À sa suite, Véronique Coiffet, professeur de français à l'université de Passau en Allemagne.
[00:00:55] Speaker A: Et coordinatrice du programme. Oui, ça suit d'à côté.
[00:00:59] Speaker D: Bonjour, moi, je m'appelle Louise. Moi, je suis étudiante allemande aussi, de l'université de Passau. Et moi, je représente les interlocutrices du programme.
[00:01:14] Speaker A: Vision d'indifelo. Nous sommes déjà ici à dindifelo, on parle d'éducation, on parle de vision d'indifello. Est ce que Véronique, vous pouvez nous dire c'est quoi la Vision d'indifello ?
[00:01:27] Speaker B: Alors tout d'abord, le nom Vision d'indefello est très important parce qu'il a été choisi par les interlocuteurs étudiants allemands du programme au début de toute cette histoire. Il y a un programme de coopération entre le Rotary Club de Passau et la commune de Dinde Fellow. Et ce programme s'appelle Mission din défello. Et il contribue beaucoup à faire avancer des projets divers dans la commune, grâce à l'engagement privé de beaucoup de citoyens et citoyennes des deux côtés du pays. Et à l'intérieur de Mission d'indifello a été évoquée l'idée, il y a cinq ans, d'ajouter le volet éducation universitaire. Avant, il n'y avait pas ça. Et ce volet éducation universitaire a d'abord consisté à trouver des sponsors du côté allemand pour permettre à des étudiants sénégalais de poursuivre du mieux possible des études déjà commencées au Sénégal. Et moi, en tant que professeur de français, j'ai vu le potentiel de ce programme pour mes étudiants. Au début, c'était sur une base simplement bénévole. Les étudiantes et les étudiants qui ont participé au début faisaient le lien linguistique et culturel entre les sponsorisés et les sponsors pour expliquer aux sponsors la situation des études. Et puis les étudiants et les étudiantes allemandes, ils ont voulu se démarquer de cette idée de mission. Ils préféraient qu'on appelle ça vision parce qu'ils voulaient accentuer l'idée que eux aussi participent à cette vision, que eux aussi les étudiants, ils gagnent quelque chose, les étudiants allemands, et que ce n'est pas du missionnariat, mais c'est un partenariat. Et c'est pourquoi ils ont insisté. On a beaucoup réfléchi qu'est ce qu'on va prendre comme nom ? On a essayé de trouver un nom qui soit compréhensible dans beaucoup de langues et on a trouvé que c'est les étudiantes des années précédentes qui ont trouvé.
[00:03:26] Speaker A: Que vision, c'était une bonne idée, ça répondait plus au programme que nous avons. C'est ça, c'est ça. Ok. Abdurahman, vous êtes étudiant, ressortissant de cette commune de Dindefelo. Est ce qu'on peut savoir quels sont vos sentiments, comment vous percevez ce programme là ?
[00:03:44] Speaker C: Oui, nos sentiments, tout d'abord, c'est remercier, vous, M. Karim Zweitausendein, la personne de personne, une personnalité de la commune qui a porté volonté d'aider les zones, surtout dans le domaine de l'éducation. Et ensuite, saluer les partenaires allemands qui sont aussi répondus présents aussi, pour qu'on puisse au moins se mettre quelque chose sur place pour envoyer, pour aider les zones qui veulent bien sûr étudier dans.
Dans les différentes universités. Oui, nous trouvons, c'est une bonne idée, c'est une bonne idée parce que nous, en tant qu'étudiants, nos parents n'ont pas les moyens pour nous assurer, pour nous accompagner, pour aller à la fac, dans les universités. Et donc à côté, il y a cette initiative qui accompagne ces différents étudiants. Vraiment, c'est quelque chose à saluer et nous disons merci, ceci nous satisfait vraiment et que nous prions pour que ça.
[00:04:45] Speaker A: Puisse continuer dans de bonnes voies. Luiz, à prime abord, ce n'était pas évident de trouver des étudiants d'une université allemande où on ne parle pas français comme langue 1ʳᵉ, de venir dans un programme avec des pays du sud. Qu'est ce qui vous a motivé à.
[00:05:03] Speaker D: Entrer dans ce programme là ? Donc personnellement, j'ai été toujours intéressée par les échanges franco allemands, pas seulement avec la France métropolitaine, mais découvrir vraiment la francophonie, parce que c'est ça, vraiment ce qui m'est permis par ce projet, c'est de découvrir la francophonie et aussi les pays francophones ici en Afrique, qui sont riches en culture, comme le Sénégal, comme on l'a déjà découvert pendant nos dernières journées ici. Et on apprend énormément de choses. Ÿousand, durant cet échange avec les étudiants.
[00:05:40] Speaker A: Et c'était notre 1ʳᵉ motivation. Est ce que vous aviez une idée de ce quoi vivait, par exemple, un étudiant sénégalais ?
[00:05:48] Speaker D: Aviez vous une idée au préalable ou jamais ? Non, je dirais qu'on n'avait pas vraiment une idée. Et c'est aussi très intéressant pour nous de voir maintenant la différence entre, par exemple, le logement d'étudiants à Dakar et.
[00:06:06] Speaker A: Ici, à Kédougou et Dindefelo. Oui, ça nous a marqué aussi, Véronique. Nous avons été voir les étudiants dans leur lieu de travail. C'est vrai que c'est en ce moment des vacances forcées, mais nous avons vu le cadre dans lequel ils évoluent. Nous avons aussi été voir là où ils habitent. Quelles sont vos impressions par rapport à ces conditions de vie ?
[00:06:31] Speaker B: Avons nous les mêmes capaca ou. Voilà. Alors évidemment, bon, c'est clair que non. Moi même, en tant que française qui travaille en Allemagne, je dois dire qu'à l'université de Passau, précisément, c'est une université extrêmement bien dotée, avec des infrastructures extrêmement modernes. Et même mes collègues français ou espagnols qui viennent nous rendre visite, ils sont complètement ébahis de voir le luxe dans lequel nous travaillons. Alors évidemment, non, c'est sûr. Mais j'ai quand même été enchantée de faire la connaissance de mon collègue de français langue étrangère sur le campus de l'Ucad. J'ai vraiment été très intéressée de voir avec quel engagement il est possible d'enseigner et sans doute aussi d'apprendre. C'était bien dommage qu'on n'ait pas pu rencontrer les étudiants dans leur mode d'études, puisque le campus était fermé. Mais on a pu voir ça. Et je pense que je suis pleine d'admiration devant les gens qui ÿousand, continuent et persévèrent dans leurs études dans des conditions bien.
[00:07:41] Speaker A: Évidemment beaucoup plus difficiles que chez nous. C'est sûr. Abdourahman, est ce que vous pouvez nous raconter très brièvement la journée d'un étudiant.
[00:07:47] Speaker C: De dindifelo à Dakar ? À quoi ça peut se résumer ? Bon, là, c'est juste si on est dans les différents immeubles, parce que c'est des étudiants ressentissants de la région de Kédougou qui ont des immeubles dans la ville de Dakar et qui l'ose à partir de là bas. Et tôt le matin, c'est. Ça dépend le calendrier que l'université va te donner. Donc si tu as ton cours à partir de 8 h, il faut se.
[00:08:12] Speaker A: Lever tôt le matin, se laver et.
[00:08:13] Speaker C: Commencer pour la marche. Parce que tôt le matin, c'est quoi ? Le matin, c'est à dire à partir de 6 h, 6 h. Comme ça, il faut se lever, se laver, se préparer, tout quitter le lieu, c'est à dire l'immeuble, et faire la marche. Parce que l'université est là où il y a l'université, les différents immeubles là où nous logons, c'est un peu loin, donc il nous faut quitter tôt pour d'abord marcher et venir à l'université tôt le matin, v. 7 h, comme ça, arriver à l'université, prendre ton ticket, parce qu'il faut acheter des tickets pour le petit déjeuner et donc prendre ton ticket, aller au niveau du resto, prendre le.
[00:08:51] Speaker A: Petit déjeuner et ensuite enchaîner au niveau de, au niveau des amphis pour poursuivre ses cours. Après ça, quelles sont les difficultés que vous rencontrez ? Vous avez évoqué la journée toute la journée, mais quelles sont les difficultés principales auxquelles le digne de feu loi de.
[00:09:10] Speaker C: Dakar ou de Saint Louis de Ziegenchor est confronté ? D'abord, la 1ʳᵉ difficulté, c'est l'adaptation, parce qu'ici, nous sommes dans la campagne, et arriver dans la ville, c'est différent de ce que nous vivons ici. Et donc là, déjà, il faut chercher à s'adapter. Ÿousand d'abord parce que dans les différents immeubles, il y a les différents étudiants venant des régions différentes, donc il faut d'abord savoir comment s'intégrer, comment vivre avec eux, et ensuite, c'est les conditions de vie. Et les conditions de vie, d'abord, si tu as des besoins, il faut acheter, si tu as quelque chose, parce que à l'université, surtout ceux qui font le département droit, on demande beaucoup de lire, donc il faut acheter des romans, des livres, lire. Donc ça, ce sont des différentes difficultés, et ce qui reste, c'est la marche, surtout, il faut marcher, c'est une distance, on peut éloigner. Et aussi dans les amphis, les difficultés peut être que nous rencontrons, c'est juste parce que, à partir de 8 h, si on nous dit qu'il faut faire les cours de h à h ou bien de h à h, c'est un peu difficile parce qu'il faut aller manger, et si tu sais que si tu laisses les cours pour aller prendre le repas, ça va, ça va un peu. Voilà, entraîner des perturbations. Donc il faut rester sur place pour faire les cours et ensuite descendre. Maintenant, à la descente, si tu descends, tu vas trouver que le resto est fermé, le resto est fermé parce qu'on ouvre à partir de 11 h et on ferme à partir de 14 h pile. Et donc si tu fais les cours à partir jusqu'à 15 h, de 8 h à 15 h, c'est un problème, donc il te faut avoir quelque chose pour, il te faut avoir des sous pour acheter quelque chose à grignoter, et donc si tu n'as pas ça, c'est un tas de problèmes.
Raison pour laquelle votre aide, ça nous. Vraiment, ça nous. Ça nous aide, ça, d'un côté, ça nous aide à sauter quelque chose. Parce que si on a des sous, on a de l'argent dans les postes, le reste est fermé. Il faut aller à la boutique pour.
[00:11:03] Speaker A: Acheter ou bien un autre resto hors de l'université. C'est bon, c'est comme ça.
[00:11:07] Speaker B: Véronique, je vois que tu as envie de réagir. Je voulais donner la parole à luz, mais non. Je tiens juste à préciser mon admiration devant ce. Ce descriptif. Parce que moi, dans mon université, je suis face à des étudiants qui se rendent pas du tout compte du luxe dans lequel ils vivent et qui se permettent justement de ne pas venir en cours sans expliquer pourquoi et sans dire qu'ils ont la possibilité que rien n'est difficile.
[00:11:36] Speaker A: Et déjà, moi même, ça m'énerve de voir ça, mais là, j'ai encore plus de raison de le penser. Lui, si. Tu as entendu un peu ? La Zweitausendein. Journée de l'étudiant de Dindi Felo à Dakar. Est ce qu'on peut savoir ta journée.
[00:11:50] Speaker D: Toi, en tant que Louise, pour du matin au soir, pour aller à l'université de Passau. Tout d'abord, il faut savoir que les étudiants allemands, ils n'ont pas cours tous les jours, et pas pendant toute la journée. C'est à dire que parfois, j'ai, par exemple, lundi, j'ai cours de 8 h à 12 h, et après, j'ai une pause pendant 4 h, par exemple. Et après, le soir, j'ai encore une fois un cours de 2 h. Et c'est possible que mardi ou mercredi, on n'a pas de cours. Ça dépend vraiment de chaque étudiant. Donc c'est vraiment. On a une grande liberté quand on crée notre emploi de temps, parce que c'est quelque chose que les étudiants font eux mêmes. Et moi, je me lève, par exemple, si j'ai cours à 8 h, à 6 h 30, je prends un petit déj et je pars à l'université. Et moi, j'habite pas très loin de l'université, je peux y aller à pied, ça me prend que 5 min. Ÿousand en colocation avec d'autres personnes mais la grande différence est que chacun et chacune a sa propre chambre, et c'est vraiment notre espace à nous. On a une table, un grand lit, souvent un canapé pour accueillir aussi des amis. On se partage une cuisine. Et moi, j'habite avec. Oui, d'autres personnes, mais on a une maison à nous. Et ça, c'était aussi la la plus grande différence qui m'a marquée à Dakar, de voir que dans les chambres à Dakar, il n'y a que des lits, on peut dire, ou des matelas. Et vous n'avez pas vraiment la possibilité de travailler ou d'apprendre là bas. Parce que c'était la question que je.
[00:13:34] Speaker A: Me suis posée comment vous faites pour.
[00:13:36] Speaker C: Apprendre et pour lire et tout ça. Ça, c'est compliqué. Abdrama, tu peux ajouter des questions ? C'est juste que j'ai quelque chose à rajouter parce que je n'ai pas été au profond d'abord. Nous aussi, ça dépend des différents départements. Par exemple, il y a des départements où toute la semaine tu as cours. Mais il y a des départements comme moi, la géographie dans la semaine. À ma 1ʳᵉ année, ce sont les trois jours dans la semaine que j'ai cours. Et les cours aussi, il y a. Certains cours, c'est à partir de. Il y a. Certains jours, c'est à partir de 8 h, donc c'est parti de 11 h. Ÿousand, 12 h. Le soir aussi, on a d'autres cours aussi à faire aussi. En ce qui concerne. Pour le logement dans les chambres, nous. Dans les chambres, le lit, c'est des petits matelas comme ça et c'est les deux personnes qui dorment à l'intérieur sur ce matelas. Et la personne, tes pieds, c'est de l'autre côté et le suivant, c'est la tête qui suit. Donc c'est comme ça, vous avez un pot différent. Et maintenant, pour lire, c'est à dire réviser. Dans l'université, on a des lieux spécifiques où on part pour réviser. Pas dans les chambres, parce que dans les chambres, c'est. Vous avez une chambre qui peut contenir quatre personnes et on arrive à faire les 20 personnes. Donc.
[00:14:57] Speaker A: C'Est difficile de. C'est difficile de réviser là bas. Il faut aller dans les lieux précis. On va aller certainement. Vous avez des attentes par rapport à ce programme ? Vous y avez adhéré parce que vous avez des attentes par rapport à ça ? Peut être qu'on va commencer par toi.
[00:15:14] Speaker D: Lui, quelles sont vos attentes ? Quelles sont les attentes d'un étudiant allemand par rapport à ce programme de vision d'indifero ? Je pense, tout d'abord, c'est vraiment faire connaissance avec un autre monde parce que c'est vraiment ce que c'est. Pour nous aussi, c'est découvrir un autre monde et ça veut dire que c'est vraiment un élargissement, un élargissement d'horizon pour nous et découvrir ÿ une culture et aussi une langue qu'on connaît pas du tout. Et pour nous, c'est vraiment ça, parce que c'est très difficile de s'informer aussi sur, par exemple, le Sénégal dans les médias typiques, eurocentriques. Eurocentriques.
[00:16:01] Speaker A: Donc pour nous, c'est vraiment une grande.
[00:16:06] Speaker C: Possibilité d'apprendre beaucoup de choses, oui, grâce à nos étudiants, à nos interlocuteurs et interlocutrices Draman. Vos attentes. Oui, c'est juste aussi pour nous, c'est presque la même chose, parce que nous, on connaît ce qu'on vit, mais on ne connaît pas ce que vit. Surtout vous, étudiantes allemandes, donc il faut d'abord connaître, mais c'est difficile parce que si nous, on se dit, il faut connaître ce que vivent les étudiants allemands, et que pour aller en Allemagne, c'est un problème. Mais avec ce programme vision d'indefello, ça peut, ça peut nous aider à comprendre votre mode de vie, la vie d'un étudiant à partir de l'allemand, parce que déjà vous vous présentez, vous êtes ici et on est, on est, on est face à face. Et aussi dans. Dans les médias aussi, par exemple WhatsApp. Donc avec les collections, comment dire, c'est avec. Par exemple, si je prends Teresa, elle, on. Essence, entre elle et moi, on essaie.
[00:17:06] Speaker A: Ÿ ça nous permet vraiment de comprendre la vie d'un étudiant ou d'une étudiante à partir de l'Allemagne.
[00:17:14] Speaker D: Oui.
[00:17:14] Speaker A: Ok. Véronique, c'est sûr que tu as une vision des attentes par rapport à ce programme. Déjà professeur, ensuite il faut prendre une.
[00:17:20] Speaker B: Bonne partie de ton temps libre pour le consacrer à ce programme et tes attentes par rapport à ce projet. Bon, moi, mon but au début, c'était un peu comme Louise, d'ouvrir la vision très franco centrique des apprentissages de la langue française chez nous. Moi je dis toujours si vous commencez maintenant à apprendre le français, si vous êtes allemand, jeune allemand, vous commencez à apprendre le français maintenant, vous avez beaucoup plus de chances d'avoir affaire dans votre carrière avec une personne africaine qu'avec une personne française, pour des raisons purement démographiques. Donc il faut commencer à s'ouvrir un peu, les enfants, il faut arrêter de penser que la langue française, c'est seulement Paris et la France. Ÿ et j'ai la chance d'avoir un peu une expérience avec l'Afrique de par ma famille aussi. Et mon but, c'est ça, c'est d'essayer d'ouvrir mes étudiants, mais aussi mon université qui est de plus en plus, mais lentement ouverte à ces questions. Et donc mon but, ça serait vraiment d'asseoir un vrai programme d'échange avec la possibilité aussi dans un futur moyennement proche, peut être de faire venir des jeunes chercheurs dans les deux sens, voilà.
[00:18:35] Speaker D: Mais on va aller pas par pas et on va croire et continuer. Idéaliste, mais pas trop petit à petit. Oui, oui. Louise. Un de nos projets pour cette année universitaire, c'est aussi par exemple de créer un nouveau logo pour le programme. Et c'est vraiment ce qu'on veut faire en tant qu'équipe allemand sénégalaise et vivre la coopération et aussi, oui, la coopération européenne africaine, on peut dire dans la création nord sud, oui, dans la création des produits concrets aussi le contenu, par exemple pour les réseaux sociaux, on va commencer à monter des vidéos et peut être aussi des petits interviews et tout.
[00:19:24] Speaker C: Ça pour faire vraiment connaissance de l'autre et pour pouvoir aussi le partager ici au Sénégal, mais aussi en Allemagne. Moi j'ai juste aussi par rapport à ce que tu veux faire, nous aussi nous voulons ça parce qu'on voit l'image des allemands, l'image de la vision ici à Dindefello. Mais j'ai l'impression qu'il n'y a pas l'image de Dindefello ÿousand la même chose que celle là. Il faut nous aussi nous voulons qu'il y ait notre image dans le pays.
[00:19:53] Speaker A: Allemand, dans ce pays là, parce qu'ils diront ah ça c'est pour les africains, ça c'est pour le Sénégal, voilà, nous voulons ça aussi. On va pas terminer sans qu'on retrace un peu l'historique de ce programme là. Et on ne peut non plus le terminer sans parler de Helmut Rooker qui a été le principal artisan de cette.
[00:20:14] Speaker B: De cette collaboration là. Est ce que vous pouvez revenir, Véronique, sur un peu l'historique des visions d'Inde fellow ? Alors donc moi même, je suis pas dans le programme depuis le début. J'ai eu la chance d'être appelée par Helmut Ruckut en 2010 huit pour participer à un voyage de ce programme, Mission d'Inde fellow. Mais le programme existe depuis bien 15 ans, je dirais maintenant, grâce à l'amitié qui s'est créée entre Karim Camara et Helmut suite à un séminaire de formation de journalistes. Et Helmut a utilisé ce énergie inépuisable qui n'a d'égal que celle de Karim pour trouver des moyens. Au début, c'était des petits programmes, par exemple aider à acheter un moulin électrique ou à mettre en place un puits ou quelque chose comme ça. Et puis avec le temps, ça s'est de plus en plus dirigé v. L'éducation. D'abord il y a eu le soutien de l'école pour différents, différentes améliorations des bâtiments scolaires de l'école. Ensuite il y a eu la mise en place d'une maison spécifiquement pour la formation des femmes. Et puis ensuite nous sommes ici sur les lieux de la bonne chance qui est une école de formation professionnelle pour les jeunes garçons qui a été mise en place aussi grâce au financement de ce programme. Et le but c'est de plus en plus, ce n'est pas aider au compte gouttes des petits projets, mais c'est investir dans le futur. Et le futur bien évidemment c'est les jeunes et leur éducation. Et puis je pense que ce n'est pas seulement dans cette vision que c'est bon pour les personnes qui profitent de ce programme, mais c'est aussi en général dans l'évolution de la coopération sud nord, on essaye quand même de plus en plus de se détacher des.
[00:22:20] Speaker A: Méthodes à l'ancienne et d'arriver sur des méthodes beaucoup.
[00:22:23] Speaker B: Plus coopératives et plus, où il y.
[00:22:26] Speaker A: A un vrai donnant donnant. Plutôt que de parler d'aide, parler plutôt d'échanges, c'est ça, de coopération, de partenariat réel. Win win. On va terminer cette émission parce que. Mais on va juste vous demander si vous avez quelque chose que vous avez.
[00:22:42] Speaker D: Voulu dire et qu'on n'a pas abordé. Est ce que vous avez quelque chose à nous dire pour terminer ? Louise ? Moi j'aimerais remercier tout le monde qui fait partie de ce programme et de ce projet, parce que aussi pour nous, tout en Allemagne, tout et tout en Allemagne, c'est Ÿousand. Ça nous donne aussi une autre vision sur nos études personnelles. C'est une autre motivation quand on voit la motivation ici des étudiants sénégalais. Et on remercie tout le monde qui.
[00:23:15] Speaker A: Nous fait partager beaucoup de sa culture.
[00:23:19] Speaker C: Et aussi de votre ouverture en général et pour votre accueil très chaleureux dans votre pays.
Merci beaucoup, merci. Abdraman. Oui, c'est juste aussi content de la présence de, de ces partenaires allemands d'ici à Dindefelo. Aussi dire que, en ce qui concerne l'essence donna donnant, nous en tant qu'étudiants, nous sommes d'accord et on est prêts aussi à vous donner parce que si on regarde le satisfait que nous avons, on a plus envie de donner beaucoup. Donc on veut vraiment que vous aussi vous avez quelque chose venant de nous, donc nous restons ouverts, nous sommes d'accord avec tous, avec vous tous et en tournoi surtout, l'appli que vous êtes en train de faire derrière nous, l'aide, ça nous motive, donc ça va nous pousser à se donner à fond pour qu'on arrive à satisfaire M. Karim, satisfaire nos parents. Surtout satisfaire vous en tant que partenaire. Vraiment, on vous remercie énormément au passage. Remercier M. Karim qui. [Sos/eos] qui continuent toujours. Qui continuent toujours à faire des accents, à faire plein de choses dans la commune. C'est un exemplaire. Et ça, nous, en tant que moi, Abdourahmane, étant étudiant, ça, ça me pousse.
[00:24:37] Speaker A: Pour que demain, demain, que les zones viennent dire. Ah, voilà un exemple comme Moussekarim. Donc vraiment, c'est. On vous remercie énormément. Et merci à vous aussi. Est ce que vous voyez, en tant qu'étudiant d'Indifelo, un jour en Allemagne, aujourd'hui, c'est les allemands qui sont là.
[00:24:48] Speaker C: Est ce que vous voyez, vous. Vous voyez un jour à Passau, en train de voir comment les autres là font ? Oser le programme ? Oui, pourquoi pas ? Pourquoi pas ? Parce que bien sûr, c'est difficile.
[00:25:04] Speaker A: C'est difficile de voir, de prendre en.
[00:25:06] Speaker B: Sénégalais, de lire à monnaie en Allemagne. Mais en tout cas, nous sommes prêts, nous le souhaitons pour un jour. Véronique, pour terminer, pour le mot de la fin, je voulais juste dire ça effectivement, c'est. Je suis très contente de voir que les gens comprennent l'enjeu parce qu'en fait, rien n'est gagné d'avance. Ce n'est pas parce qu'on a eu une année pour l'instant, on a eu un nombre de sponsors en augmentation. Et on a la chance et le bonheur de pouvoir sponsoriser quatre, 20 jeunes, alors qu'il y a encore cinq ans, on en avait seulement 13. Mais rien n'est gagné d'avance. Chaque année, c'est un nouveau parcours du combattant, auquel participe particulièrement Helmut Ruka.
[00:25:46] Speaker A: Et ça marche seulement parce que les sponsors voient que ça vaut le coup, qu'il y a du travail derrière, que les gens continuent à s'engager. En tout cas, merci à vous. Merci aux auditeurs de Radiomobile de Kédougou. En tout cas, c'était votre émission spéciale.